L’éclairage horticole perd-il du terrain sur le marché suite à l’effondrement des fermes verticales en Amérique du Nord ?
2026-08-03
Ces dernières années, plusieurs entreprises de fermes verticales de premier plan en Amérique du Nord ont fait faillite, suscitant de vives inquiétudes quant à l'avenir de l'agriculture en intérieur et de l'éclairage artificiel pour les plantes. De nombreuses sociétés, bénéficiant de financements importants et de centaines de millions de dollars en capital-risque, ont cessé leurs activités ou entamé une restructuration. Ces entreprises avaient adopté des modèles économiques identiques : la construction de vastes fermes verticales nécessitant d'importants investissements et reposant entièrement sur l'éclairage artificiel pour la culture de légumes-feuilles à faible marge. Des factures d'électricité élevées, l'amortissement continu du matériel et l'instabilité des circuits de distribution ont rapidement érodé les bénéfices. Une fois les financements taris, l'activité s'est effondrée tout aussi rapidement.
Ces échecs ne prouvent pas que l'agriculture verticale ou l'éclairage horticole soient dépourvus de valeur commerciale. Ce qui a échoué, c'est un modèle économique spécifique non viable. Les exploitants qui ont survécu ont adopté des stratégies radicalement différentes. Ils abandonnent la production de masse de légumes-feuilles courants et se tournent vers des cultures à haute valeur ajoutée telles que les fraises, les micro-pousses, les plants médicinaux et les herbes aromatiques. Nombre d'entre eux concluent des accords d'achat à long terme avant même la construction de leurs installations et privilégient des infrastructures plus légères.
Ces échecs ne prouvent pas que l'agriculture verticale ou l'éclairage horticole soient dépourvus de valeur commerciale. Ce qui a échoué, c'est un modèle économique spécifique non viable. Les exploitants qui ont survécu ont adopté des stratégies radicalement différentes. Ils abandonnent la production de masse de légumes-feuilles courants et se tournent vers des cultures à haute valeur ajoutée telles que les fraises, les micro-pousses, les plants médicinaux et les herbes aromatiques. Nombre d'entre eux concluent des accords d'achat à long terme avant même la construction de leurs installations et privilégient des infrastructures plus légères.
Les systèmes d'éclairage entièrement artificiel sont extrêmement énergivores. Les fermes verticales entièrement fermées consomment beaucoup plus d'énergie que l'agriculture en plein champ ou les serres. Le secteur se tourne progressivement vers des systèmes hybrides combinant lumière naturelle et éclairage LED d'appoint, ce qui permet de réduire efficacement les dépenses énergétiques et d'améliorer la rentabilité.
Pour les acteurs du secteur de l'éclairage horticole, le marché est en pleine mutation. Investir sans discernement dans des systèmes d'éclairage pour des projets de cultures foliaires peu rentables comporte des risques élevés. Les opportunités résident dans l'accompagnement de projets ciblés et performants, reposant sur une logique commerciale éprouvée.



